Category 'Enfants & Ados'

J'ai découvert le concept de diversification menée par l'enfant (DME) il y a quelques mois sur l'excellente page Facebook  "bébé douceur" animée par mon amie et collègue Aurélia. Elle y relayait un article expliquant les principes, que voici :

  • On propose au bébé des aliments solides (bâtonnets ou gros morceaux) au lieu des purées mixées
  • Le bébé mange lui même  avec ses mains et le bébé choisit dans son assiette ce qu'il va manger
  • Bien sur le bébé ne doit pas rester seul, mais sous la surveillance de ces parents ...

Donc j'ai fait des essais avec des petits bâtonnets de carotte cuite d'une part et une branche de brocoli cuite aussi. J'ai démarré à 7 ou 8 mois environ, mais il est possible de démarrer vers 6 mois dès que le bébé se tiens tout seul assis.

photo DME

A première vue cela parait incongru vu qu'au démarrage de la diversification bien souvent le bébé n'a pas de dents ou juste les incisives et donc on est tenté de se dire qu'il va s'étouffer car il est incapable de mâcher les aliments. Mais en fait après quelques essais et petits hauts le cœur, force est de constater qu'ils trouvent le moyen de mâcher avec leurs gencives les morceaux.

Les points positifs ce cette méthode, c'est d'abord le fait que le bébé est très actif : Il attrape les morceaux, les fait tomber, les récupère, les choisi, les observe, les suçote, les mâchouille, les recrache ... bref toute une palette de comportements que je n'ai pas vu lorsque je nourris ma fille à la petite cuillère avec de la purée. Je crois que la découverte des aliments est bien plus riche et complète et l'atmosphère plus cool pour le bébé qui s'occupe !!! Un autre point positif est que le bébé choisi aussi ses aliments et la quantité qu'il veut manger ... en théorie. En pratique je n'ai pas pu le tester vu que tout finissait par terre si je mettais tous les morceaux en même temps. J'ai donc dû me résoudre à donner les bâtonnets de légumes un par un ... ce qui m'amène aux petits défauts que j'ai pu voir.

La diversification macenée par l'enfant

Ça prends un temps fou !!! A réserver aux Weekends et le midi, car sinon le bébé se fatigue le soir et il décroche. Ensuite j'ai trouvé que la quantité mangée était insuffisante, le bébé mange moins que lorsqu'il a une purée ou une soupe. Ensuite il faut bien protéger avec un bavoir large et couvrant, mais ça c'est aussi vrai pour la purée :-) Enfin il faut vraiment bien surveiller le bébé car il y a souvent des petits haut le cœur quand les morceaux sont trop gros, ce qui arrive souvent quand même ...

En conclusion, je conseille les deux méthodes. Je donne souvent l'entrée sous forme de morceaux pour stimuler l’appétit et  laisser ma fille se débrouiller toute seule et explorer à sa guise. J’enchaîne ensuite sur le plat mixé pour qu'elle ai un repas qui tienne la route en termes de quantité. Une autre option, c'est de combiner les deux à la fois, le bébé alterne les bouchées avec les bâtonnets (tout seul) ou la petite cuillère (accompagné par son parent), les repas sont souvent plus faciles car le bébé est actif ET il mange bien.

Vos essais et retours d'expérience sont les bienvenus dans les commentaires !

Anaïs Lala Naturopathe à Paris & Saint-Denis

Chers lecteurs,
Je ne le dirais jamais assez, il est idéal de consommer des petits poissons gras (maquereau, sardines, anchois), deux à trois fois par semaine. En effet, ils sont sauvages et abondants (pas de sur-pêche), assza peu pollués et contiennent les précieux Omega 3 particulièrement bénéfiques pour le cerveau. Pour plus de détails, voir mon article sur les Omega 3 ici (clic).
Certes, ce ne sont pas des poissons faciles à cuisiner à priori. Surtout à Paris, ou l'on habite rarement dans une maison, on a tout de suite peur de retrouver son petit appartement envahi d'odeurs de sardines. Pas de panique il y a des solutions et votre naturopathe préférée, vous livre sa recette "magique" de maquereau en papillote que même les enfants mangent avec délice ...  Le secret ce sont les ingrédients qui deviennent confits par la cuisson et qui adoucissent le gout du maquereau. A vous de jouer, vous pouvez me laisser vos commentaires et questions en fin d'article !
 

Ingrédients :

- Maquereaux (1 par personne, penser à le faire vider par le poissonnier ou à le dégeler au préalable s'il est congelé !)
- Tomates (1/2 par personne)
- Citrons BIO (1/2 par personne)
- Oignon, courgette, aubergine le tout émincé finement (optionnel)
- olives noires à la grecque (optionnel)
- Moutarde de Dijon (pas trop forte si possible)
- Sel, poivre et herbes de Provence
- Papier sulfurisé pour faire les papillotes (Attention. Il ne faut surtout pas utiliser du papier d'aluminium pour les papillotes, car avec le citron et la cuisson, les sels d'aluminiums peuvent pénétrer la chair du poisson. L'Aluminium est fortement soupçonné de s'accumuler dans les tissus et de contribuer à l'installation de divers allergies, maladies du système nerveux ...)
 

Préparation :

Commencer par préchauffer le four à 180 ou 200 °C.
Pendant ce temps, préparer les papillotes : sur une plaque du four mettre une feuille le papier sulfurisé préalablement découpé un peu plus long que la taille du maquereau.
Y installer le maquereau dans le sens de la longueur (pour pouvoir fermer la papillote). Le saler, poivrer, saupoudrer d'herbes de Provence et le badigeonner généreusement de moutarde à l'intérieur et à l'extérieur (à l'intérieur on peu avoir une couche de 1/2 cm).
Poser sur le maquereau 2 ou 3 tranches de tomates et sur chaque tranche de tomate une tranche de citron.
On peut aussi ajouter l'émincé d'oignon, courgettes et aubergines avec les olives noires à la grecque (si c'est le cas, attention à vérifier que le temps de cuisson à été suffisant et qu'il ne reste pas d'eau au fond de la papillote, car les légumes vont rendre leur eau ...)
Fermer les papillote et enfourner pendant 1/2 H environ à 180 °C. Vérifier que le maquereau est cuit, sinon ajouter 10 min de cuisson. En effet la cuisson dépendant de la taille et du nombre de maquereaux.
 En fin de cuisson, dépiauter le maquereau pour les enfants : ouvrir en deux, enlever la colonne vertébrale et les grosses arrêtes (en grattant la chair), étêter ... et servir avec une petite ratatouille par exemple !
Maquereau en papillote
Bon appétit !
Anaïs Lala Naturopathe à Paris & Saint-Denis

Le printemps ...

... est la saison du renouveau. Tout bourgeonne, renaît et se déploie. Intuitivement, nous avons envie de nous débarrasser de ce qui est vieux, usé et sombre ... pour aussitôt le remplacer par du neuf, pimpant et brillant. La manifestation la plus évidente de ce besoin est le traditionnel et fameux "grand ménage de printemps" de nos grands-parents, que nous n'avons plus le temps de faire de nos jours, mais passons. Et c'est tout aussi traditionnellement le temps de la non moins fameuse "cure de détox" qui s'apparente à un ménage de printemps de notre organisme, que nous ne savons plus faire, et c'est sur cela que nous allons nous attarder.

La cure de détox, c'est quoi ?

Comme son nom l'indique il s'agit de détoxifier ou détoxiquer ou détoxiner l'organisme ... mais qu'est ce que c'est exactement a et à quoi ça corresponds ? Commençons par du vocabulaire et quelques définitions issues du Larousse :
  • DétoxifierDétoxiquer  = Opération physico-chimique ou métabolique par laquelle une substance toxique perd sa toxicité avant élimination ou recyclage.
  • Détoxiner = Néologisme inconnu du Larousse, il est utilisé pour parler du processus d'élimination des toxines du corps; Les toxines étant, toujours selon notre ami le Larousse, des substances toxiques fabriquées par les microbes (bactéries, virus ...)
En bref, une cure de détox, c'est une cure qui permet d'éliminer les produits toxiques du corps. On peut dire que l'on détoxifie ou que l'on détoxique le corps de ses toxiques. En revanche, on oublie les toxines et la détoxination, et on laisse cela à nos amis les microbes. Pour éliminer les toxiques on active les cinq émonctoires c'est à dire les organes d'élimination du corps : intestins, foie, reins, peau et poumons. Mais d'abord, voyons ce que sont les toxiques à éliminer.

Les produits toxiques endogènes et exogènes (pas de panique, c'est super-simple !)

Les produits toxiques sont de deux sortes :
  • Endogènes = fabriqués par notre corps (je vous l'avais dis que c'est simple !) = notre corps, pour fonctionner comme une usine, utilise des matières premières (les aliments, l'eau, l'oxygène) et les utilise pour fabriquer de l'énergie et la matière qui nous compose. Avec pour résultat de générer des déchets (résidus d'aliments non digestibles, eau, dioxyde de carbone, urée, radicaux libres...) qui seront évacués par des organes spécialisés (les émonctoires, mais de cela, nous reparlerons dans un prochain post !). Certains déchets sont toxiques comme les radicaux libres et le dioxyde de carbone.
  • Exogènes = issus de notre environnement = soit fabriqués par l'homme (pesticides, métaux lourds,  médicaments, alcool, additifs...) soit issus de la nature (radioactivité naturelle, tabac ...). Ils sont ingérés lorsqu'on mange, bois, respire et par contact avec la peau. Ils ont besoin d'être traités avant d'être évacués et si ce n'est pas possible (organes d'évacuation trop surchargés par exemple ou si le corps ne sait pas les traiter) ils sont tout simplement stockés dans les graisses du corps, oui un peu comme dans une décharge.
Dans la deuxième partie de cet article, nous verrons si c'est bien utile et sérieux que cette cure de détox, comment on peut la mener à bien et sous quelles conditions. D'ici là, portez-vous bien ! Anaïs Lala Naturopathe à Paris & Saint-Denis

Les Omega 3, qu’est ce que c’est ?

Les Omega 3 sont des acides gras, ce sont des composants qui entrent dans la composition des lipides c’est-à-dire des graisses. Il existe deux types d’acides gras :

  • Les acides gras saturés (AGS) = ce sont des acides gras assez rigides de par leur structure. On les retrouve principalement dans produits d’origine animale comme les viandes rouges, les viandes grasses, les laitages, le beurre, les œufs, le saindoux, la graisse d'oie… En bref, quasiment toutes les graisses qui sont solides à température ambiante.
  • Les acides gras insaturés (AGI) = ce sont des acides gras souples. Ils sont liquides à température ambiante. Ce sont surtout les huiles végétales : tournesol, sésame, colza, olive ... ainsi que les graisses des poissons gras. Il existe plusieurs sortes d'AGI en fonction de leur degré de souplesse : les oméga 9, les Omega 6 et les Omega 3 qui sont les plus souples. C’est cette qualité de souplesse qui rend les Omega 3 aussi intéressants.
  • Les acides gras essentiels (AGE) = Certains acides gras insaturés ne sont apportés que par l’alimentation, notre corps ne sais pas les fabriquer, ils sont appelés acides gras essentiels. Les Omega 3 en font partie, c’est pour cela que notre alimentation doit en apporter en quantité suffisante !
[caption id="attachment_180" align="aligncenter" width="80"]Omega 3 formule Formule d'un Omega 3[/caption]  

A quoi ça sert ?

Les Omega 3 et plus généralement les acides gras poly-insaturés, ont d’innombrables rôles dans l’organisme :
  • Ils entrent dans la composition des membranes des cellules : sont donc très sollicités pendant la croissance, car le  corps fabrique beaucoup de cellules. Les femmes enceintes et allaitantes ont aussi tout intérêt à en consommer pour pourvoir à l’alimentation de leur bébé. Mais ce n’est pas tout : lorsqu’ils sont incorporés dans les membranes cellulaires les Omega 3 participent donc à l’élasticité des tissus (peau, artères, bronches, … etc.)
  • Ils entrent dans la composition des neurones et du système nerveux : il est est donc important d'en consommer pour les élèves, les étudiants et les seniors , de même que toute personne pendant les phases de stress. Une étude randomisée contre placebo conduite par l'Université d'Oxford suggère que des niveaux élevés de l’acide gras oméga-3 DHA sont associés à un meilleur sommeil chez l’enfant
  • Ils contribuent au bon fonctionnement du système cardiovasculaire et à la prévention des maladies liées à l'hypertention et à l'excès de cholésterol : car ils contribuent à assouplir les parois vasculaires et participent aussi à la régulation du taux de cholestérol !
  • Ils participent à la régulation des processus inflammatoires et immunitaires notamment en minorant les réactions allergiques et en boostant l'immunité.
  • Les Omega 3 ont encore bien d'autres intérêts : prévention de la DMLA, contribution à la perte de poids ... autant de pistes qui donnent lieu à de nombreuses recherches
 

Ou trouver les Omega 3 ?

  • Dans les huiles végétales de colza, chanvre, lin, cameline, soja, noix, nigelle. Attention à bien choisir ces huiles qui doivent être de qualité biologiques (bio), obtenues de la première pression à froid, sans raffinage, chauffage, sans solvants, commercialisée en bouteille en verre coloré pour prévenir l’oxydation à la lumière. Ces huiles sont à conserver au réfrigérateur et ne doivent pas être chauffées ni utilisées pour la cuisson qui les oxyde et leur fait donc perdre leurs propriétés. Il faut consommer 2 à 3 cuillères à soupe par jour pour un adulte, la moitié pour un enfant, à ajouter dans les assiettes de crudités, mais aussi dans les plats cuits (ratatouilles, légumes vapeur, pâtes...). L'huile d'olive pourra être conservée pour la cuisson.
Cuillère-dhuile  
  • Dans les poissons gras des mers froides : harengs, maquereaux, sardines, saumon d'écosse, morue, truite et le krill. Il faut privilégier les petits poissons pêchés en mer et congelés sur bateau pour garantir leur fraîcheur.

poisson - SardinePoisson - MAQUEREAUpoisson-Hareng

L'Anses recommande d'en consommer trois fois par semaine, à raison de 150g à chaque fois, en variant les poissons. Les gros poissons gras comme le flétan, le thon, le saumon de Norvège sont à éviter car assez pourvus en polluants (métaux lourds et PCBs). De même les conserves métalliques sont à éviter pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes à cause de leur teneurs en perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A. Les conserves en verre sont parfaitement sures, elles !

Les deux sources végétale et animale sont à privilégier dans notre alimentations car les Omega 3 qu'elles apportent sont complémentaires. Dans les recettes que je publie régulièrement, il y aura des idées simples pour apprendre à incorporer les Omega 3 dans les petits déjeuners (oui oui ... et c'est savoureux !!!) mais aussi le déjeuner et le dîner ! Et vous, consommez vous des Omega 3 régulièrement ? Anaïs Lala Naturopathe à Paris & Saint-Denis   --
Sources :
  • Données Anses - Agence Française de sécurité sanitaire des aliments : lien ici (clic)
  • Lettre "La nutrition" dirigée par Thierry Souccar : lien ici (clic)
  • Etude de l'Université d'Oxford sur les omega 3 et le sommeil de l'enfant : lien ici (clic)
 

7
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